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Des tranchées de la Première Guerre mondiale au Débarquement du 6 juin 1944 en passant par le Raid de Dieppe, la Route du souvenir canadien rend hommage, à travers les sites mémoriaux qu’elle traverse, aux 500 000 soldats canadiens qui se sont battus pour rendre la Liberté au peuple français à deux reprises durant le 20e siècle.
La Normandie et les Hauts-de-France gardent à jamais les traces des combats acharnés.
En visitant ces hauts lieux forts en émotions, nous nous souvenons des Canadiens, nos cousins d’outre-Atlantique, qui ont apporté une contribution décisive aux forces alliées lors des deux guerres mondiales.

Les sites et musées principaux de la Route du Souvenir canadien

Les sites de la Première Guerre mondiale dans les Hauts-de-France

Les tensions européennes qui mèneront à la Première Guerre mondiale, en 1914, sont bien loin des réalités des Canadiens et Canadiennes de l’époque. Or, quand l’Empire britannique déclare la guerre à l’Empire austro-hongrois en août de cette année-là, ses dominions d’outre-mer, dont le Canada, entrent aussi automatiquement en guerre. Le pays est encore jeune, peu peuplé, et doté d’une milice qui ne compte que quelques milliers de réservistes. À la fin du conflit, le Canada aura largement contribué aux grandes victoires de 1917, dont Vimy, et de 1918, en se démarquant par son leadership et son agilité à trouver des moyens efficaces pour sortir victorieux des batailles. Certaines des victoires canadiennes sont décisives et les troupes canadiennes, qui étaient pourtant au début de la guerre, inexpérimentées et peu organisées, se métamorphoseront en un corps cohésif, incisif et redoutable, s’attirant ainsi l’attention de la presse internationale pour la première fois.
La Première Guerre mondiale est le conflit le plus meurtrier de l’histoire canadienne, avec pas moins de 66 000 Canadiens qui y ont perdu la vie. Ce grand deuil national, couplé à des succès et des victoires notoires font naître en cette génération de Canadiens un sentiment de fierté patriotique.

Mémorial national du Canada à Vimy

Le Mémorial National du Canada à Vimy surplombe la plaine de Lens du sommet de la crête de Vimy, à environ dix kilomètres au nord d’Arras. Il est situé à l’emplacement même des combats de 1917. Inaugurée le 26 juillet 1936 en présence du Roi Edouard VIII et d’Albert Lebrun (le Président de la République Française), l’œuvre de l’architecte et sculpteur canadien Walter S. Allward rend hommage aux 66 000 Canadiens morts lors de la Grande Guerre, soit 1 % de la population de l’époque. Inauguré en 2017, le centre d’accueil et d’éducation aux visiteurs ouvre une fenêtre sur l’histoire du Canada d’avant, pendant et après la Première Guerre mondiale. Son architecture moderne s’harmonise avec le paysage qui l’entoure offrant une atmosphère propice à la sensibilisation et la commémoration. L’exposition permanente intitulée Nous nous souviendrons illustre la participation du Canada et de Terre-Neuve à la Première Guerre mondiale et une salle d’exposition temporaire accueille régulièrement de nouvelles expositions dans le cadre de la programmation du centre. Lors des visites guidées gratuites proposées par des étudiants canadiens, les visiteurs pourront découvrir les souterrains ayant servi au cours de la prise de la crête de Vimy. Les tranchées préservées et deux cimetières militaires sur le site bouclent une visite complète pour bien comprendre l’impact de l’implication canadienne dans le conflit.

Mémorial terre-neuvien à Beaumont-Hamel

Ce Mémorial se situe dans le département de la Somme, à proximité de Beaumont-Hamel. En haut d’une butte, au centre de ce mémorial, se dresse un caribou de bronze, emblème du Royal Newfoundland Regiment. De là-haut, le panorama est saisissant. On découvre le dédale des tranchées, le sol constellé de trous d’obus et le No Man’s Land.

Ce sont les veuves des Terre-Neuviens qui dès les années 1920 se sont mobilisées et ont effectué les levées de fonds nécessaires à la préservation des tranchées. Le site est l’un des rares à offrir une vue d’ensemble d’un complexe système de tranchées allant des zones arrières jusqu’au front, permettant aux visiteurs l’expérience unique de marcher dans les pas des soldats de 1916.

Les autres sites à découvrir à proximité dans les Hauts-de-France

La Carrière Wellington, Arras : pénétrez dans un des lieux les plus secrets de l’histoire militaire, à la découverte d’une véritable ville souterraine, où plus de 20 000 soldats du Commonwealth préparèrent la plus grande attaque surprise de la Première Guerre mondiale, la Bataille d’Arras,

Les chemins de la mémoire : Monument de la 37e division britannique, Nécropole nationale française de la Targette, Croix écossaise des Highlanders, Mémorial néo-zélandais, Parc commémoratif canadien… à travers vingt étapes-clés qui jalonnent le territoire, rendons un hommage éternel à tous les combattants tombés au front,

L’anneau de la mémoire, Notre-Dame-de-Lorette : ce mémorial contemporain incontournable des chemins de mémoire de la Grande Guerre se situe sur le site de la Nécropole Notre-Dame-de-Lorette. Il forme une immense ellipse gravée de 580 000 noms des soldats morts pendant la Grande Guerre, issus des deux camps, sans distinction de grade ou de nationalité. Un symbole de paix international très fort,

Le beffroi d’Arras : du haut de ses 75 mètres, vous profiterez d’un magnifique panorama sur la ville d’Arras et sa campagne environnante,

Le musée Louvre-Lens : il accueille les collections du musée du Louvre Paris et les présente à travers une scénographie inédite dans la Galerie du temps : ici, pas de cloisonnement chronologique ou thématique, on y embrasse d’un seul regard 5000 ans d’histoire de l’art et de l’humanité,

Le Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais : pendant près de 3 siècles, sur 120km de long et 12km de large, on a exploité le sol, la terre, pour en faire remonter le charbon, qui a servi à nourrir, chauffer et transporter tout le pays. Depuis 2012, le Bassin minier est inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO au titre de « paysage culturel évolutif vivant ». Il est composé des terrils façonnés par les mineurs, culminant à 180 m d’altitude.

Les sites et musées de la Seconde Guerre mondiale en Normandie

Dans les années 30, dans un contexte d’instabilité politique et de précarité sociale, l’Allemagne nazie tente d’imposer sa domination sur l’Europe. En septembre 1939, le Canada proclame l’état de guerre et vient gonfler les rangs des Alliés. La nation engage ses ressources humaines, industrielles et financières dans un effort de guerre continu et mobilise la plus puissante force militaire de son histoire. À cette époque, sur 11 millions d’habitants au Canada, 1 million de femmes et d’hommes de cette nation ont servi au sein des forces armées.
Sur les mers, sur terre et dans les airs, le Canada participe aux grandes campagnes qui provoqueront la capitulation de l’Allemagne et le retour à la paix. 45 000 Canadiens ont perdu la vie pendant la Seconde Guerre mondiale, dont 5 500 au cours de la Bataille de Normandie et 381 le Jour J.

Mémorial du 19 août 1942 à Dieppe

Lors du Raid anglo-canadien de Dieppe, mené le 19 août 1942, les soldats débarquent sur les plages de Puys, Pourville, Varengeville, Berneval et Dieppe mais échouent et doivent se replier d’urgence en Angleterre. Les pertes sont considérables. Cependant, ce Raid a permis aux Alliés de mieux identifier les conditions requises pour assurer le succès d’autres opérations amphibies, dont le Débarquement du 6 juin 1944. Le mémorial est dédié à la mémoire des soldats tués lors de l’Opération Jubilee. Il est provisoirement hébergé au Petit Théâtre de Dieppe, théâtre à l’italienne construit en 1826, en attendant sa restauration. Il présente de nombreux documents, objets, maquettes, en hommage aux soldats, marins et aviateurs alliés ayant participé au Raid, ainsi que la projection d’un film sur l’Opération Jubilee.

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La Maison des Canadiens à Bernières-sur-Mer

Première maison libérée lors du Débarquement maritime le 6 juin 1944, la Maison des Canadiens de Bernières-sur-Mer est investie très tôt le matin par le régiment d’infanterie Queen’s Own Rifle of Canada. Les Canadiens avaient pour instruction de ne pas la détruire car cette demeure de style anglo-normande du début du XXe siècle représentait un point de repère, dressée sur la plage Juno. Elle apparaît sur de nombreuses photos officielles lors du Débarquement et dans des films commémorant le Jour J. Jusqu’en septembre 1944, la maison sera occupée par l’amiral anglais Cooper qui en fait son Q.G. Il y assure la coordination des opérations de ravitaillement des troupes alliées progressant à l’intérieur du pays.

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Le Centre Juno Beach à Courseulles-sur-Mer

Unique musée canadien des Plages du Débarquement, ce centre d’interprétation présente l’effort de guerre civile et militaire de toute la population au Canada et sur les différents fronts durant la Seconde Guerre mondiale. À travers des films, des bornes interactives, des archives sonores et des objets, il rend hommage aux 45 000 Canadiens qui ont perdu la vie pendant la Seconde Guerre mondiale, dont 5 500 au cours de la Bataille de Normandie et 381 le Jour J.

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Les autres sites à découvrir à proximité en Normandie

Le cimetière militaire canadien des Vertus à Hautot-sur-Mer : il accueille plus de 950 tombes militaires, hommes et femmes, dont 707 Canadiens,

• Les plages de la Côte d’Albâtre de Puys, Pourville ou encore Varengeville-sur-Mer sur lesquelles a eu lieu l’Opération Jubilee du 19 août 1942 ; à admirer lors d’une balade en bateau,

Le cimetière militaire canadien à Reviers/Bény-sur-Mer : situé à quelques kilomètres de la plage de Juno Beach, le cimetière canadien de Reviers-Bény-sur-Mer est, avec celui de Bretteville-sur-Laize, le deuxième cimetière militaire canadien de Normandie. Il abrite les corps de plus de 2000 soldats canadiens tombés le 6 juin 1944 et au cours des premières semaines de la Bataille de Normandie,

• Le parc Juno, Courseulles-sur-Mer : cette bande côtière a été la scène de violents combats le 6 juin 1944, jour du Débarquement, et elle contient encore de nombreux vestiges du système de défense qui composait le Mur de l’Atlantique : tétraèdres, tobrouks, bunkers (qui se visitent en saison) ou encore canons de l’Artillerie royale canadienne,

• Les plages de sable fin de la Côte de Nacre comme Saint-Aubin-sur-Mer, jalonnées de villas de la fin du XIXe siècle et de cabines de plages blanches,

Le château de Fontaine-Henry : Classé Monument historique, le Château a été construit au début du XIIIème siècle, et depuis lors il n’a cessé d’être embelli. Jamais vendu, il s’est transmis de génération en génération depuis sa fondation par la famille de Tilly, jusqu’au Marquis d’Oilliamson, son actuel propriétaire. Avec 16 mètres de charpente, ses toits sont réputés pour être les plus hauts de France. Il est également connu pour ses façades sculptées qui en font ‘un château de la Loire égaré en Normandie’.

Les offices de tourisme de la Route du Souvenir canadien

DIEPPE-NORMANDIE TOURISME

Pont Jehan Ango
76200 Dieppe

+33(0)2 32 14 40 60

www.dieppetourisme.com

OFFICE DE TOURISME DE COURSEULLES-SUR-MER – TERRE DE NACRE

5 rue du 11 Novembre
14470 Courseulles-sur-Mer

+33(0)2 31 37 46 80

www.terresdenacre.com

OFFICE DE TOURISME ET DU PATRIMOINE DE LENS-LIÉVIN

16 place Jean Jaurès
62300 Lens

+33 (0)3 21 67 66 66

www.tourisme-lenslievin.fr

OFFICE DE TOURISME DES LOISIRS ET DES CONGRÈS ARRAS PAYS D’ARTOIS

Hôtel de Ville
Place des Héros BP 40049
62001 Arras Cedex

+33 (0)3 21 51 26 95

www.arraspaysdartois.com