De part et d’autre de la rade de Cherbourg, le Val de Saire, à l’Est, et la Route des Caps, à l’Ouest, regorgent de trésors. Nichés au creux d’une nature protégée, les ports de pêche, de mouillage, de plaisance, sont aussi des berceaux de l’histoire du Cotentin.

Les authentiques villages de pêcheurs

• Barfleur

Plus petite commune du Cotentin, en superficie, Barfleur détient le label des Plus beaux villages de France®. Pas une faute de goût dans ce décor préservé. Bateaux de pêche et embarcations multicolores vont et viennent au gré des marées, dans ce port dont on peut affirmer qu’il est le cœur du village. Au bout de la jetée, un médaillon de bronze rappelle que Guillaume le Conquérant fit la traversée sur le Mora, au départ de Barfleur, direction la bataille d’Hastings.

Vue aérienne de Barfleur
Vue sur Barfleur © Franck Godard

A ne pas manquer :
Les maisons en granit et les toits de schiste, tous habillés d’épis de faîtage
L’église Saint-Nicolas
Le Café de France
L’atelier de poterie
L’Eté Musical de Barfleur
Le Village des Antiquaires

• Saint-Vaast-la-Hougue

Les chalutiers et les parcs à huîtres visibles à marée basse témoignent de l’intense activité de pêche de Saint-Vaast-la-Hougue. Le port de plaisance, quant à lui, en activité depuis 1980, accueille un grand nombre de bateaux dont on ne se lasse pas de désigner le plus beau. Convoité par les Vikings, lieu de débarquement des Anglais au XIVe siècle, le port est chargé d’histoire. Troisième de la Manche par son activité, cet authentique village de marins a été élu Village préféré des Français en juin 2019.

On adore : le restaurant « Le Panoramique » situé à la Pernelle. Sur ces hauteurs, la vue sur le littoral du Val de Saire est exceptionnelle.

Tatihou dans le Cotentin
Tatihou © Jérôme Houyvet

A ne pas manquer :
Le hangar des chantiers navals
Le petit phare rouge au bout de la jetée
La chapelle des marins
L’épicerie Gosselin
Le festival des Musiques du Large
L’île Tatihou
La presqu’île de la Hougue
Les huîtres

On adore : entre Saint-Vaast et Barfleur, une halte s’impose pour découvrir la plage de Jonville et partager une plancha au Goéland 1951 à Réville : ambiance vacances assurée, les pieds dans l’eau et DJ/sets tous les week-ends.

Les Trésors cachés du Cotentin

• Le port de Roubary

Tout en haut de la côte Est, le gigantesque phare de Gatteville veille sur les marins confrontés au fameux raz de Barfleur. Il suffit d’observer l’écume pour évaluer combien ce passage maritime est délicat. A quelques encablures de ce géant de granit, le port d’échouage de Roubary dispose de 42 places qui font le bonheur des amoureux de la mer. Le meilleur moyen pour découvrir ce bout du monde, reste, sans conteste, le vélo.

Phare de Gatteville et port de Roubary Cotentin
Port de Roubary et phare de Gatteville © J. Houyvet / CRT Normandie

A ne pas manquer :
L’ascension du phare de Gatteville.

• Cap Lévi et port Pignot

Le site du Cap Lévi, port d’échouage depuis un temps immémorial, fut utilisé par les Romains comme lieu de transit pour l’Angleterre. On y arrive après avoir traversé des hameaux ravissants. Par temps clair, l’endroit est tout simplement magnifique. Sous les grains et les assauts du vent, le lieu impressionne tant les éléments dégagent une force inouïe.

A l’Est du Cap Lévi, pour assurer le transport de la pierre extraite de la carrière, un deuxième port voit le jour en 1889, à l’initiative de Charles Pignot (carrier lillois). Parmi les plus petits de France, il s’inscrit dans les incontournables du Cotentin.

A ne pas manquer :
Le phare et le fort du Cap Levi
Le village de Fermanville
Le viaduc
L’anse de Brick

• Port du Becquet

Situé entre deux pointes rocheuses appelées « Les Becquets », le port fut construit en 1783. Deux ans plus tard, il devint le principal lieu d’embarquement des pierres des carrières environnantes, destinées à la construction de la grande digue de Cherbourg. L’appellation « Les fantômes du Becquet » désigne deux lanternes, points de repères pour permettre aux bateaux de rentrer au port, au cours de la nuit, sans encombre.

Port du Becquet Cotentin
Port du Becquet © J. Houyvet / CRT Normandie

A ne pas manquer :
La jolie plage de Collignon.

Les ports de la Route des Caps

Plages de sable fin à l’infini, dunes, falaises (les plus hautes d’Europe), petits ports et charmants villages composent la Route des Caps. Un bonheur pour les contemplatifs et les randonneurs à vélo ou à pied.

• Le port du Hâble

Son utilisation remonte à l’Antiquité, si bien que le port du Hâble situé à Omonville-la-Rogue est l’un des plus vieux de la région. Abrité, jamais à sec, les marins le considèrent comme le meilleur mouillage naturel du Cotentin. Jusque dans la seconde moitié du 19e siècle, le port s’imposait fort utile pour écouler la production agricole et artisanale de la pointe de la Hague.

A ne pas manquer : la base nautique offre plusieurs possibilités de navigation dans une baie magnifique et sauvage.

• Port Racine

En 1813, le capitaine François Médard Racine, corsaire sous l’ère Napoléonienne, avait repéré les atouts stratégiques du lieu. Il construisit une jetée pour maintenir sa goélette « L’Embuscade » à l’abri des navires ennemis et du mauvais temps. La jetée en pierres sèches finit par être engloutie mais les marins se mobilisèrent pour obtenir un rempart solide. Une bataille heureuse tant l’endroit rassemble tous les ingrédients d’un coin de paradis aux allures irlandaises.

On adore : s’asseoir là, écouter le clapotis, s’amuser des allers-retours les minuscules embarcations colorées de Port Racine.

• Goury

Juste en face de l’île anglo-normande Aurigny, le petit port de Goury est un refuge aimé des marins. A quelques mètres, la phare, construit en pierre de granit de Diélette, sur les plans de l’ingénieur Charles-Félix Morice de la Rue, mis en service en 1837, est le gardien du Raz Blanchard. Ce passage aux courants indomptables, réputé comme étant l’un des plus dangereux d’Europe, n’épargne pas les imprudents. Les bénévoles de la station de sauvetage, implantée sur le site depuis 1870, portent secours plusieurs fois par jour aux naufrageurs, dans des conditions souvent délicates.

Vue sur Goury
Vue sur Goury © Francis Cormon

On adore : le mélange pictural des murets typiques du Cotentin, de la verte campagne et de l’écume permanente.

• Port Diélette

Classé Pavillon Bleu, Diélette, construit en 1731 par les marquis de Flamanville, deviendra l’un des plus importants en tonnage grâce au transport maritime du granit. De nos jours, sa marina dispose de 420 places dont 70 réservées aux visiteurs.

On adore : Siouville-Hague, juste à côté. Ce très beau spot attire les meilleurs pratiquants de sports de glisse.

Rando crapahut dans le Cotentin

Rando crapahut dans le Cotentin

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