A Fécamp, le Palais Bénédictine fait perdurer la fabrication d’une liqueur qui a traversé les âges. Près d’un million de litres sont distillés ici chaque année, derrière les murs de cette impressionnante bâtisse à l’architecture néogothique et néo-Renaissance. Pour plonger dans l’histoire et la fabrication de la Bénédictine, le site propose de nombreuses formules de visite. C’est le cas de l’atelier pour s’initier à l’art de la mixologie.

Pierre, guide au Palais Bénédictine
Incollable sur l’histoire et la fabrication de la Bénédictine, Pierre guide les visiteurs et les accompagne également lors des ateliers cocktail.
Cet après-midi-là, sept personnes sont réunies pour vivre une expérience passionnante au Palais Bénédictine. L’activité se réalise en plusieurs temps : une visite libre des collections du musée, une visite guidée de la distillerie et des caves et un atelier cocktail pour finir.
Au cœur des collections du palais
Un premier escalier monumental les emmène au 1er étage du Palais. Dans de grandes salles chargées d’histoire, de nombreux objets et documents d’époque sont exposés. On y explique comment, au XVIème siècle, un certain Dom Bernardo Vincelli, moine bénédictin à l’Abbaye de Fécamp, a imaginé un élixir fait de plantes et d’épices. Et comment, près de 300 ans plus tard, Alexandre Le Grand, négociant en vin fécampois, a réussi à reproduire la recette figurant dans un vieux grimoire. Un énorme vitrail rend hommage à celui qui a fondé le palais et qui a fabriqué la première bouteille officielle de Bénédictine en 1863. La forme atypique de la bouteille n’a d’ailleurs pas changé depuis.


Après cette première immersion, le groupe rejoint Pierre, l’un des guides touristiques du Palais. Le jeune homme reprend alors les grandes étapes de l’histoire des lieux. « Le palais a été fondé dans l’unique but de faire honneur à la liqueur Bénédictine et aux moines bénédictins dont Alexandre Le Grand s’est inspiré », fait-il remarquer. « A l’époque, l’alcool était déjà produit et entreposé dans les caves. Et on pouvait déjà visiter un musée où étaient exposées les collections d’Alexandre Le Grand et de sa famille », poursuit-il.
Processus de fabrication
Qu’en est-il de la production ancestrale de la liqueur ? Une boisson dont la recette précise demeure secrète. On sait néanmoins que 27 plantes et épices la composent. Le groupe suit alors Pierre dans la distillerie. Tous s’installent face à de grands alambics en cuivre et à de grandes cuves et se font conter les différentes phases de fabrication de la Bénédictine. Les ingrédients sont infusés et ou distillés, puis assemblés, vieillis en fûts de chêne, chauffés, de nouveau vieillis et enfin filtrés. « A l’issue du premier vieillissement, deux ingrédients importants vont être ajoutés : du miel et du safran. Le premier apporte de l’onctuosité et la sucrosité à la Bénédictine et le second permet de modifier sa couleur », détaille le guide avant de filer vers les caves.

Barman d’un jour
Après la théorie, place à la pratique, et à la dégustation (avec modération) ! Pierre amène le groupe dans la salle dédiée aux ateliers cocktail. Tout le matériel est en place. Mais avant de se lancer, chacun va pouvoir goûter la Bénédictine. Les avis fusent, certains retrouvant ses fameuses notes aromatiques et de miel, d’autres la trouvant « plutôt forte » (avec ses 40°C d’alcool).

« Vous allez voir, la Bénédictine se marie avec beaucoup de saveurs. Nous allons donc tester trois cocktails différents », prévient Pierre. Les apprentis-barman découvrent, non sans une certaine curiosité, les différents ustensiles : le doseur, la passoire, la cuillère à cocktail, le verre à mélange et bien-sûr, le shaker. Pour commencer, ils s’attaquent au Béné-Rinha, un cocktail à base de Bénédictine (2,5 cl), de citron vert et d’une belle quantité de glace pilée. L’acidité du citron balance le côté sucré de la Bénédictine.
Toujours accompagné par Pierre en guise de professeur, le groupe enchaîne avec un Spritz normand, aussi appelé le B-Spritz, avec du prosecco et du tonic. Il finit par un cocktail plus technique : le Vertigo. Après avoir ajouté chaque ingrédient (dont du gin et du martini notamment), place à l’utilisation très attendue du shaker pour « refroidir instantanément le liquide » et « faire danser les glaçons pendant dix secondes ». L’activité se termine alors en une chorégraphie collective, puis par une dégustation dans le bar La verrière quelques mètres plus loin.
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

Infos pratiques
110 rue Alexandre Le Grand 76400 FECAMP
Mon itinéraire
Un lieu emblématique
Le Palais Bénédictine
Situé en Seine-Maritime, à Fécamp, le Palais Bénédictine a été érigé par le négociant en spiritueux, Alexandre Le Grand. Le palais comporte un musée et sert toujours comme lieu de fabrication de la liqueur bénédictine.

Dates et tarifs
Les informations pratiques communiquées sont sujettes à modification.
Dates 2026
L’atelier se déroule chaque jour à 17 h.
Durée : 2 h 30 (visite libre du musée +Atelier cocktail Bénédictine).
La réservation est fortement recommandée, en particulier durant les week-ends et les périodes de vacances scolaires.
Tarifs 2026
45 € par personne.
Le tarif comprend :
• l’accès aux collections
• la visite guidée de la distillerie et de la cave
• la dégustation commentée de 3 liqueurs Bénédictine (réservée aux adultes majeurs uniquement)
• la réalisation de 3 cocktails suivant des techniques différentes, guidé par le barman du Palais
Ce prestataire propose le tarif bas-carbone Normandie aux visiteurs venus en train, en car ou à vélo.
Comment venir en transports en commun ou à vélo ?
- Depuis Paris, Rouen ou Le Havre : en train + train ou train + car Nomad avec une correspondance à Bréauté – Beuzeville
- Depuis les villes alentours : avec la ligne 509 du réseau Nomad Car Le Havre – Etretat – Yport – Fécamp
- A vélo : Fécamp est traversé par Vélomaritime, une véloroute qui relie Roscoff à Dunkerque, et par la Véloroute du Lin, qui relie Fécamp à Pourville-sur-Mer.
Vous souhaitez vivre la même expérience ?
Une visite couplée à une dégustation et à un atelier cocktail autour de la liqueur Bénédictine produite sur place.
Fécamp
45 €
Toute l'année
Ce que nous avons aimé
La visite des coulisses de la fabrication de la Bénédictine, avec les superbes alambics en cuivre.