Juno Beach se trouve sur le secteur canadien. Juno Beach n’est autre qu’un nom de code donné par les Alliés. Ce secteur s’étend de Saint-Aubin-sur-Mer à Graye-sur-Mer.

Les Plages du Débarquement inscrites à l'UNESCO

Depuis l’été 2026, les Plages du Débarquement, Normandie, 1944, sont inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO. Juno Beach fait partie des 6 sites concernés. Cette reconnaissance vient ancrer encore un peu plus ces lieux dans l’histoire et dans la mémoire collective, et invite chacun à (re)découvrir ces plages et à mesurer l’ampleur de ce qui s’y est joué.

L’assaut sur Juno Beach

Entre les plages britanniques de Gold et Sword, le secteur de Juno Beach correspond à la portion du littoral affectée aux Canadiens. Ce secteur est occupé par de gros bourgs côtiers, devenus de coquettes stations balnéaires à la fin du XIXe siècle. Ici, pas de batteries lourdes, mais nombre de petits ouvrages échelonnés le long du rivage, abritant canons antichars ou mitrailleuses, souvent construits sur les digues, de manière à prendre les plages en enfilade.

La mission d’enlever Juno Beach revient à la 3e d’infanterie canadienne du général Keller, soutenue par les chars de la 2e brigade blindée et appuyée sur sa gauche par les Britanniques du 48e Commando de Royal Marines.

Les conditions de navigation rendent la tâche des Canadiens particulièrement difficile. L’approche des barges transportant la première vague d’assaut est retardée à la fois par une forte houle et la présence de dangereux récifs côtiers. Lorsque commence le Débarquement, vers 8 heures, les obstacles de plage sont en grande partie recouverts par la marée montante et provoquent des ravages. Au cours de leur va et vient, de nombreuses embarcations sautent sur les mines qui surmontent les pieux plantés dans le sable.

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Sur les plages, les pertes sont lourdes. Le retard dans l’arrivée des chars laisse souvent l’infanterie livrée à elle-même face aux tirs nourris de l’ennemi. Mais les Canadiens sont de rudes guerriers. A force d’énergie, le premier rideau défensif allemand finit par être enfoncé. Le nettoyage des villages sera long. L’étroitesse des rues, souvent obstruées d’obstacles, les tirs de snipers, la persistance ici ou là de poches de résistance, ralentissent la progression et provoquent un engorgement préoccupant des plages, réduites à peu de chose par la marée haute et bientôt encombrées d’une profusion de matériel lourd. Sans plus attendre pourtant, les éléments de tête ont entamé leur progression vers l’intérieur, s’emparant de Sainte-Croix, Reviers, Tailleville, Bény, Basly, Pierrepont, Fontaine-Henry…

En fin de journée, plus de 21 000 hommes ont été débarqués et les Canadiens tiennent une solide tête de pont, d’une douzaine de kilomètres de profondeur. S’ils n’ont pas réussi à atteindre la RN 13 et l’aérodrome de Carpiquet, à l’ouest de Caen, ils en sont du moins en vue. Sur leur flanc droit, la jonction a été réalisée avec les Britanniques débarqués sur Gold. En revanche, à l’est de Langrune, où les combats durent toujours à la nuit tombante, un couloir resté aux mains des Allemands les sépare encore de Sword.

Sur la terre de leurs ancêtres

 

Pour ces soldats, il s’agissait de mettre un terme à la tyrannie nazie. Mais pour certains d’entre eux, le débarquement en Normandie prenait une dimension supplémentaire, à savoir un retour aux sources, sur la terre de leurs ancêtres.

Tel était le cas des soldats du North Shore Regiment qui libérèrent Saint-Aubin-sur-Mer. En provenance du Nouveau-Brunswick, ce régiment avait une particularité : 1/5 de ses hommes étaient des Acadiens, c’est-à-dire des descendants de ces Français qui traversèrent l’Atlantique, au 17e siècle, pour s’installer sur ce territoire.

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Que visiter sur le secteur canadien de Juno Beach ?  

01

Centre Juno Beach

A deux pas de la plage, le Centre Juno Beach rend hommage aux milliers de soldats canadiens qui ont combattu pendant la Seconde Guerre mondiale et en Normandie notamment.

Les visiteurs venus sur place à vélo, en train ou en car bénéficient d’un tarif bas carbone avantageux pour la visite du Centre Juno Beach.

Centre Juno Beach
Centre Juno Beach

02

La Maison des canadiens

BERNIERES-SUR-MER

Il est à Bernières sur mer une maison tout simplement inscrite dans la mémoire collective, une grande villa édifiée à l’entrée de la plage. Étroitement liée au Débarquement, elle en est son véritable symbole. Visitable uniquement sur rendez-vous. Cette villa, bien dans le style de l’architecture balnéaire néo-normande, avec sa toiture rappelant les couvertures de…

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La Maison des canadiens
La Maison des canadiens, © Bordas

03

Exposition permanente : Remem’Bernières

BERNIERES-SUR-MER

Sur les traces des régiments canadiens le 6 juin 1944. Pour le 6 juin, les objectifs de la 3ème division d’infanterie canadienne consistaient à débarquer sur Juno, établir une solide tête de pont entre Gold et Sword Beach pour effectuer la liaison avec les troupes britanniques et s’emparer de l’aéroport de Carpiquet. Dans les barges,…

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Exposition permanente : Remem’Bernières
Exposition permanente : Remem’Bernières, © Mathilde LELANDAIS

04

Cimetière Militaire Canadien

BENY-SUR-MER

C’est dans ce cimetière que reposent les 335 soldats de la 3e division d’infanterie canadienne tués le 6 juin 1944 dans le secteur de Juno Beach. La plupart de ces soldats enterrés ont été tués en juin et au début juillet 1944 pendant la bataille de Caen et le jour J dans les affrontements terribles…

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Cimetière Militaire Canadien
Cimetière Militaire Canadien, © Nathalie Papouin

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Expérience Normande

Affiche ligne estivale

Ligne estivale 125 : de plage en plage en transport en commun !

Du 5 juillet au 31 août 2026, la ligne estivale 125 du réseau NOMAD Car circule de Grandcamp-Maisy à Courseulles-sur-Mer et dessert différents points d’intérêt touristiques (plages, hébergements, sites de visite dont certains en lien avec le Débarquement, boutique de produits locaux…) 7 jours / 7, à horaires réguliers. Elle est connectée à Bayeux par les lignes 120 et 121 et à Caen par la ligne 101. Vente de tickets dans les Offices de Tourisme du secteur, à bord ou via l’appli gratuite Atoumod.

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Foire aux questions

Ce secteur du Débarquement devait dans un premier temps s’appeler « Jellyfish » (méduse en anglais), qui rimait avec Goldfish (devenu Gold) et Swordfish (devenu Sword). Mais Montgomery et Churchill ont mis leur veto à l’usage de Jelly. Les soldats débarqueront finalement sur Juno, prénom de l’épouse du lieutenant-colonel Dawney.

21 400 hommes des armées canadiennes et britanniques ont débarqué sur Juno Beach le 6 juin 1944 à partir de 7 h 35.

Le secteur de Juno Beach se situe autour de Courseulles-sur-Mer, Saint-Aubin-sur-Mer et Bernières-sur-Mer dans le Calvados. La grande ville normande la plus proche est Caen, facilement accessible en train.